HuGo MoToR    Mon dossier de presse  

CV Bio


 

HuGo MoToR

Hugo Motor est né le 2 décembre 1956, dans un petit bourg en Suisse alémanique. Il fait des études musicales, libre, et contribue à la création de quelques albums. Il écrit des textes en schwiizerdüütsch qui seront publiés, mais marqueront son départ de sa Suisse natale. Amsterdam, Berlin, Milan, Copenhague... Son voyage de découverte se termine à Paris où il décide de rester. Sa recherche de nouvelles variantes de sons, de couleurs, de formes, de matière à réflexion, l’amène à créer un opéra silencieux de 1024 personnages, qui l’accompagnent, de prés ou de loin, dans la quête et l’éclosion de son art. Il s’intéresse au béton dans lequel il vit. Il invente le béton-peinture et travaille à la recherche de nouveaux liants minéraux pour réagir aux pensées grises des bétons urbains. Avec le concours de professionnels du bâtiment, il imagine des bétons teintés, projetés, coulés, déposés dans leurs coffrages fraîchement sculptés. Beaucoup d’aquarelles accompagnent l’artiste. Il travaille à une écriture synthétique très concentrée, simplifiée, transcriptrice de l’état du moi sur cette planète, au milieu des 232 000 êtres de plus chaque jour, non pas comme un concept, mais comme un constat pointant le futur.


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HuGo MoToR
Autoshot avec l’œuvre
Enfermement démocratique 2014 ©ADAGP
Courtesy le fonds d’A&LE
Fer à béton Amines modifiées Fil de fer barbelé Béton
2,4 x 0,7 x 0,7m Sony Alpha shot 02920


Installations et autres Interventions Urbaines
-  Race-Race-Race-2017 Intervention artistique sous les arcades du Helmhaus à Zurich Suisse. Clic pour voir des images.
-  Si t’es pierre c’est marre 2016 Intervention artistique dans la cité Pierre Sémard 93150 Le Blanc Mesnil. Les habitants transportent 16 tableaux à travers leur cité. Clic pour les images
-  Des hypnons 2012 Commande privée, Achères la Forêt. Clic pour voir les images de A à Z.
-  Espace vital 2007 Moulure de 224 personnages dans la masse des murs du groupe scolaire n°4 de Saint Pierre du Perray. Clic pour voir des images.
-  Un geste un mot 2006 Œuvre encyclopédique avec les habitants de la ville, Le Blanc Mesnil.
-  Une œuvre collégiale 2006 Initiée et pilotée par HuGo MoToR à la gare de Blanc Mesnil, 6 usagers habitants de trois cités limitrophes de la gare, sont rémunérés pour la création et la réalisation collégiale d’une fresque de 300 m2 dans le parking de leur gare. Clic pour voir le journal en image.
-  Les Grands Frères et Sœurs 2003 1% artistique avec la participation des élèves. Réhabilitation de l’école de Vaumoise par Bourdon Architectes. Clic pour voir les images du moulage.
-  Béton sur ton 2001 Carte Blanche aux 4000. Invitation du Centre Culturel Jean Houdremont La Courneuve. Démolition d’une barre d’habitation. Installation sonore avec les voix d’anciens habitants. Exposition d’une cinquantaine d’œuvres en béton et un fragment de mur de la barre démolie. Performance sonore dansée dans un cube en contrejour. Clip-Art. Cinétique de la démolition.
-  Un geste un mot 2001 Œuvre numérique avec les habitants, La Courneuve.
-  Mille cubes en béton 2001 Création-réalisation d’une œuvre collective avec les enfants des centres de loisirs La Courneuve.
-  RN 2000 Le Fantôme des voies ferrées 2000 Manifestation sur le trajet de la Route Nationale 2 transformée en champ cultivable entre La Villette et Le Blanc-Mesnil.
-  Erste Hilfe Figuration directe La vache libre 1985 Pour la Nouvelle Biennale de Paris, la Villette se transforme en lieu de culture. Intervention musicale et plastique de Hugo Motor avec le groupe "Erste Hilfe" et une vache, gracieusement amenée par un éleveur, venue constater le changement d’attribution des lieux, de marché de viande à marché de l’art.

Expositions
-  Erse Show 2014, Expérimenter, partager, construire avec des sculptures articulées.
-  Rose Is A Rose 2011-2012, Exposition personnelle, Paris 2012. Clic pour voir le dossier complet.
-  N°CommenT2o11, Curator-exposant, Espace Oscar Niemeyer Paris, 1300m², 2011. Clic pour voir mon travail perso.
-  Black and white construed 2008, Exposition collective Recto Verso au Forum/Scène conventionnée de Blanc Mesnil , Commissaire Eric Joly, Blanc Mesnil , 2008. Clic pour voir mon installation.
-  Corps et âmes, Curator et exposant, Espace des ARTS SANS FRONTIÈRE, 44 Rue Bouret, 75019 Paris, 2007. Clic pour voir les œuvres.
-  Sacré Béton, Jardin de la Noria, Prairie des sculptures, Mas de Licon, 30700 St Quentin la Poterie, Uzès, 2007.
Clic pour voir mon installation.
-  L’art urbain, Invitation du Salon d’Automne, Palais des Congrès, Montreuil, 2006. Clic pour voir le résumé.
-  Béton Vache, Festival des architectures vives, 22bis-36 Quai d’Austerlitz, 75013 Paris, 2006.
-  Galerie Art Shaker, 8 rue Grégoire de Tour, 75006 Paris, 2007/2006/2005/2004, La galerie vient de fermer pour ouvrir ultérieurement à Saint-Tropez.
-  La Foire aux Croûtes, Place Constantin Pecqueur, 75018 Paris, 2005.
-  Exposition collective des artistes de la Galerie Atelier du Génie, 75012 Paris, 2004.
-  Rétrospective, Comité d’entreprise de Rhodia PPMC, Aubervilliers, 2003.
-  Le poète du béton, Galerie Atelier du Génie, 75012 Paris, 2003.
-  Les Artistes dans la Ville, Centre Culturel La Courneuve, 2002.
-  Bradart, Atelier 11, La Courneuve, 2001.
-  Brutes de décoffrage, Galerie La Boucherie, 75018, Paris, 2001.
-  Béton sur ton, Centre Culturel Jean Houdremont, La Courneuve, 2001.
-  Les rails dans la ville, Mairie du 18e arrondissement, Paris, 2000.
-  Suisses à l’URDLA, Exposition de lithographies, 69608 Villeurbanne, 1999.
-  Bétons en liberté, Exposition d’œuvres en béton en dialogue avec la ville en béton Chandigarh, créée de toutes pièces par Le Corbusier. Travaux financé par le Ministère des Affaires Étrangères et le Ministère de la Culture, Carré Curial, Espace Malraux, Chambéry, 1996.
-  Épices et quoi ? Fondation d’entreprise Hewlett-Packard France, Travail sur un matériau aux diverses épices, Première exposition olfactive, Evry, 1994.
-  Acrylique Affaire, Arts-Affaires, Boulogne Billancourt, 1992.
-  Communiotiquement vôtre, Alternative Jean Brasilier, Paris, 1991.
-  Permanence du doute, Galerie Sparts, Premiers tableaux olfactifs, Paris, 1990.
-  Disparition d’un tableau taloché, Espace Cosmopolite, rue Champollion, Paris, 1985.

Recherche et Partenariats
-  Béton olfactif Partenariat avec Innovathèque SCBA pour l’événement Architect@Work à La Grande Halle de la Villette Paris 2012-13
-  Partenariat avec Holcim France SAS, Ciment écologique issue du laitier de la sidérurgie et la société O.M.G, Sable de marbre blanc, Création, 2008.
-  Partenariat avec le Groupe Lafarge pour la réalisation d’un tableau en Ductal, 2008.
-  Recherche et création avec du ciment fondu blanc, Ternal White, de Kerneos et les colorants USF de Coloris GCC pour le salon ECS à Nuremberg, 2007.
-  Partenariat avec l’Office du Tourisme de Seine Saint Denis, Exposition biennale, Et voilà le travail ! les Bâtisseurs, Sur le site d’Icade EMGP à Aubervilliers, "Les aspects artistiques, patrimoniaux et historiques sont mêlés au présentations des savoir-faire", Installation Communiotic World, Aubervilliers, 2007.
-  Création pour Holcim Béton France s.a.s, Béton vache, Béton auto plaçant Flexcimo, Festival des architectures vives, Paris, 2006.
-  Partenariat avec le Salon d’Automne et Holcim Béton France s.a.s, Création, Des hypnons, 2006.
-  Mise à ma disposition d’un matériau de recherche et d’application, Ductal, Groupe Lafarge, 2004-2005.
-  Recherche et création avec des bétons et mortiers phospho-magnésiens, Laboratoire Rhodia PPMC, Aubervilliers, 2000-2003.
-  Recherche et élaboration de bétons épicés et olfactifs avec le concours bénévole de Jean-Pierre Aury. Paris 1995-2000 "Jean-Pierre Aury m’apprit, au fur et à mesure de nos rencontres, les rapports entre les différents éléments qui interviennent, dans la composition d’un béton, qu’il soit structurel ou architectonique, pour un désert ou un milieu marin. L’empilement des granulats, les ciments, l’eau, les impuretés, les plastifiants, tout tout tout m’intéressait. Cela se passa le plus souvent du temps, quand il trouvait un créneau, comme il disait, entre deux vols, autour d’une bière, au George V, mais aussi quelques fois dans mes ateliers successifs, ou il se déplaçait avec son chauffeur."

Conférences
-  De l’utilité d’un artiste en milieu industriel, Dans le cadre de son partenariat avec Rhodia, Présentation d’applications artistiques de matériaux mis au point en laboratoire et présentation d’œuvres antérieures de façon à ce que l’ensemble des employés et ingénieurs de chez Rhodia puissent comprendre sa démarche et la pertinence de sa présence. Aubervilliers, 2003.

Achats
-  Fondation d’Entreprise Hewlett Pacquard France
-  Centre Culturel Jean Houdremont La Courneuve France
-  Rhodia PPMC Aubervilliers France
-  Le fonds d’A&LE Verrière Suisse
-  ...

Catalogues
-  Folies de béton, ISBN 978-2-9531661-0-1, Éditions Artistes au Jardin, 2008.
-  Sacré béton, Prairie des sculptures, Jardin de la Noria, ISBN 978-2-9516669-3-1, 2007.
-  Salon d’automne, Mécène de l’œuvre Des hypnons 2006, Les champs de la Diversité, Palais des congrès Est, Montreuil, 2006.
-  Suisses à l’URDLA, Édition URDLA, Centre international estampes et livres, ISBN 2-9515217-0-7, 1999.

Parution littéraire
-  SCHWIIZ-CHRANKEHUUS, PifGü PRESS, Poésie. ISBN-3-85642-001-0, 1979.

Lithographie
-  URDLA, Commande de quatre lithographies, H. U. G. O., tirées à une vingtaine d’exemplaires chaque, destinées à divers musées dans le monde, Villeurbanne, 1990.


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Hugo Motor, artiste autodidacte soutient activement des projets urbains qui améliorent le cadre de vie. À la Courneuve, avec son exposition Béton sur Ton, en parallèle à la démolition d’une barre d’habitations, ou à la Mairie du 18e arrondissement de Paris, pour l’exposition Les Rails et la Ville, projet poétique d’art et d’architecture sur les friches, le long des chemins de fers, et sur les voies ferrées désaffectées de nos villes. Il participe à l’événement RN2000. Avec le concours des cheminots, il place son HuGo MoToR Fantôme des voies ferrées 2000 en travers de la route nationale 2. Il travaille sur des projets d’installations avec des bétons à mémoire olfactive, technologie qu’il a commencé à mettre au point il y a 20 ans, et sur des projets à long terme de déconstruction - reconstruction. Il initie des projets de création et de réalisation d’œuvres d’art collégiales. Il réalise des œuvres d’art sur commande dans le tissu urbain en Île de France et en Seine Saint Denis où il vit et travaille. Pour la 4ème édition de la Biennale Et voilà le travail, l’office du tourisme de la Seine Saint Denis lui demande d’exposer son point de vue sur l’art s’invitant dans la construction, et sur la place de l’artiste dans la ville. Le Salon d’Automne l’invite et participe financièrement à la réalisation de ses premiers Hypnons...

Ci-dessous : HuGo MoToR présenté par Ariane Pick

"Hugo Motor avant d’être un artiste du béton, un transformiste de la ville, s’est d’abord intéressé à la musique. Abordant les arts de façon conceptuel, son travail l’a conduit à concevoir un univers musical pentatonique, un système « à cinq notes » qui pourrait réunir « toutes les musiques et toutes les voix du monde ». Son éclectisme le fait passer de la musique à l’écriture. Dans son livre « Suisse hôpital », il décrit l’enfermement démocratique. Puis il aborde l’image, avec le même souci de transposer, par son art, une globalité ; il crée un monde de 1 024 personnages, un univers de signes, un alphabet hiéroglyphe à puissance aléatoire ; 1 024, c’est un multiple de huit, c’est 2 puissance 10, c’est l’unité kilo du monde numérique, le kilo-octet et c’est encore le nombre d’individus nécessaires pour un sondage. Il fera du béton sa grammaire. Les Égyptiens eux aussi avaient fait du « béton » ; ils avaient des fours qu’ils chauffaient à 1200 degrés. Le béton pouvait être un art noble. Hugo Motor s’immerge dans cette matière, mais comme il ne reste jamais à la surface des choses, il ne se positionne pas seulement en utilisateur, mais en transformiste, il cherchera à comprendre la structure moléculaire du béton pour faire évoluer les conglomérats et donner sa pleine dimension créatrice à la matière. Hugo Motor ne travaille pas dans l’ornementation, mais dans la masse. Il ne veut pas s’exprimer sur le mur de façade, il veut couler son 1 %artistique dans la structure, dans le mur porteur. Sa démarche de plasticien l’amène à travailler en amont avec les architectes. Il veut voir les plans des parties invisibles, c’est une nécessité qui fait partie d’une conduite de sécurité : le mur porteur doit garder sa stabilité. Il se soucie pleinement des matériaux qui vont être coulés dans les « banches » - granulat, couleur, matière - et s’il en éprouve la nécessité, il intervient pour en modifier la composition. Hugo Motor ne peut envisager l’art, l’art contemporain, l’art contemporain dans la ville, sans impliquer dans « l’objet d’art » les habitants qui seront amenés à vivre avec. Les cent enfants de l’école de Vaumoise ont choisi dans le cadre de la réhabilitation et de l’extension de leur école, un personnage parmi les 1024 personnages des archives de l’artiste, qui les a gravées dans les dix panneaux composite ciment-verre de la fresque. Cet acte créatif, support d’une pédagogie : respect des anciens et des nouveaux élèves, appropriation de l’idée du dialogue dans la cour de récréation et en dehors de l’école, invite chaque participant, choisissant sa signature, son identité parmi les personnages de Hugo Motor à devenir un « grand frère » ; une invitation civique et citoyenne au respect et au dialogue (Les Grands Frères, Vaumoise, 2003.) Hugo Motor s’interroge sur sa place d’artiste dans la ville, ainsi que sur le statut de l’œuvre d’art en paysage urbain. S’il ne s’agit nullement de parachuter une œuvre d’art d’un autre monde - une œuvre d’art « élitiste », qui serait une réflexion entre l’artiste lui-même, et l’œuvre - et de l’imposer là, par le simple fait qu’elle soit massive, monumentale, intransportable, de quoi doit s’agir son art public ? Objet d’art, objet de réflexion, certes, mais pour qui ? Dans un avènement aussi important que peut l’être la création d’un quartier, il apparaît pour Hugo Motor comme fondamental que l’irruption d’une œuvre d’art soit matière à réflexion. L’art étant avant tout matière à « regarder autrement », il s’agit pour Hugo Motor d’éveiller le regard par l’implication créative collective des habitants du quartier dans toutes les phases de la création d’une œuvre destinée à la collectivité. Outre le passage accompli d’œuvre d’art à œuvre d’art collégiale, ce qui fonde aussi cette position d’artiste est la pratique d’un art qui a pour support non pas l’éphémère, mais le temps. Il s’agit alors, pour l’artiste, de se soucier de pérennité, et des techniques de conservation « tout temps-tout terrain ». « Pour que les gens ne se fassent pas chier face à un grand machin » pour qu’« ils » n’aient pas envie de le taguer, pour qu’« ils » n’aient pas envie de le détruire, il faut qu’il existe cette possibilité de créer un lien entre les habitants/spectateurs et l’œuvre d’art. Hugo Motor utilise le 1 % artistique loi Tasca dans les villes avec les jeunes des quartiers concernés si c’est possible, il veut qu’ils aient droit à du « graff » dans la masse et non pas sur le mur ou alors concerté. Il travaille aussi avec les régies de quartier, des associations inscrites dans la mouvance des économies solidaires, financées par l’Europe, l’État, la Région et la Ville et qui proposent aux chômeurs désœuvrés des chantiers de réinsertion : fresque, nettoyage... Hugo Motor se bat pour que les « régies de quartier » fassent intervenir les jeunes du quartier sur lequel ont lieu ses interventions, pour que son travail avec le béton contribue aussi, métaphoriquement, au ciment social. Chez Motor, l’œuvre d’art est donc aussi matière à domestiquer l’environnement, matière à parler, à se rencontrer - rencontrer l’Autre, les Autres, les voisins, mais aussi les instances administratives qui devront valider, à un moment ou à un autre, les choix collectifs. Hugo Motor parle d’expérience. Il habite dans une cité, au Blanc-Mesnil, avec des jeunes qu’il implique dans son travail ; « à partir du moment où l’on donne des responsabilités aux jeunes, l’œuvre n’est pas souillée. Elle ne sera pas souillée. Je les respecte, ils respectent mon travail ». Lorsque Hugo Motor crée, il se pose la question de la pérennité. La pérennité de son travail, de sa démarche, de son œuvre".
Ariane PICK